Le samedi 26 septembre se déroulait dans les locaux de la fac la première Journée de Sensibilisation à la Solidarité Internationale (JSSI) organisée par les représentants Solidarité internationale (SI) de l’Association des Carabins de Tours.

La JSSI est une journée fondée sur la discussion, le débat, la réflexion et un agréable esprit de convivialité. Le principe est simple : discuter de la SI en petit groupe d’une quinzaine de personnes avec deux animateurs autour de différentes animations.

La journée a commencé par des petits jeux pour briser la glace, motivant et mettant chacun en confiance, avec l’envie de se tourner spontanément vers les autres.

Nous nous sommes ensuite interrogés sur les actions à mener dans le cas d’une situation problématique. Cette réflexion nous a permis de mieux appréhender la différence entre solidarité internationale, aide humanitaire et aide au développement. L’humanitaire répondra à une situation de crise par un apport de ressources à court terme ; alors que l’aide au développement essayera d’apporter de la technologie et du matériel sophistiqué sur un temps plus long, impliquant bien souvent des sommes d’argent importantes. Le problème réside souvent dans l’apport abusif d’un modèle occidental à une population qui n’en a pas intrinsèquement besoin.

Et la SI alors? En solidarité internationale on essaye au maximum de penser global, de remonter à la source du problème. Il faut aussi garder en tête qu’un projet SI est avant tout un partage culturel et une co-construction.

Par la suite, nous avons réalisés un petit jeu permettant de se représenter les connexions qui existent entre les différents acteurs d’une filière comme celle du lait et leur importance. Nous avons de ce fait bien compris « l’effet papillon » c’est à dire que dès qu’un acteur est impacté c’est toute la filière qui l’est.

Après une matinée bien remplie, nous nous sommes dirigés vers le jardin botanique pour déjeuner en tout convivialité.

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L’après midi s’est déroulé autour d’une mise en scène grandeur nature. Nous nous sommes séparés en deux groupes : un groupe jouant un peuple vivant en harmonie avec la nature et très attaché à ses traditions et un groupe d’une ONG. Cette ONG avait pour objectif de faire changer le taux de mortalité des femmes en couche, en sachant que le peuple ne voulait absolument pas modifier ses coutumes concernant l’accouchement. Cette mise en situation nous a fais comprendre la réalité des différences interculturelles.

Cette journée fut très enrichissante et a permis de nous rendre compte de l’importance de la réflexion dans un projet de solidarité internationale : il ne suffit pas d’avoir des moyens pour faire une bonne action, il faut avant tout prendre du recul et le temps de découvrir l’endroit de notre intervention. L’échange culturel est la clé de la réussite.